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Entretien avec Hyakuten Inamoto

Présentation du KOMYO REIKI, par le moine Hyakuten Inamoto

Enseignement donné à Paris, en novembre 2005

(Extrait du site http://www.reikido-france.com/)

 

Le Komyo Reiki se concentre plus sur l’aspect spirituel que sur le soin physique.
Le but suprême du Komyo Reiki est d’atteindre « anshin ritsumei« , appelé aussi « satori », ou illumination.
Anshin ritsumei est un état d’esprit qui permet de se détacher de tout et de préserver le calme dans chaque situation.
Lorsque nous l’atteignons, nous ne pouvons être ni touché, ni avoir d’attentes.
Dans le Reiki, ne pas avoir d’attente est quelque chose de très important. Mais en tant qu’être humain, nous avons tendance à être attaché au bien ou au mal.
Lorsque nous apportons un soin, nous espérons un résultat positif, mais normalement nous ne devons pas faire de soin en attendant un tel résultat.

S’abandonner – Ne rien faire

Il ne nous faut attendre ni de bons, ni de mauvais résultats.
Si vous apportez un soin en espérant un bon résultat, vous utilisez votre énergie et non celle du Reiki. De ce fait, vous n’êtes plus un « canal » du Reiki.
L’ultime praticien est comme un bébé ! Un bébé ne pose pas ses mains sur qui que ce soit mais si, dans une salle, vous vous asseyez à côté d’un bébé, cela apaise l’esprit.
Les bébés montrent la meilleure façon de donner des soins : ne rien faire ! Ils ne font rien d’eux-mêmes, ils sont juste LÀ, et soulagent leur entourage. Il faut être aussi simple qu’un bébé : ils sont les meilleurs praticiens.
L’ultime praticien est donc celui qui ne fait rien. Nous étions cet ultime praticien car nous avons tous été des bébés. Aujourd’hui, nous ne sommes plus des bébés et il nous est difficile d’être un grand praticien.

Ne penser à rien quand on pratique un soin ; s’abandonner au pouvoir du Reiki

Nous nous exerçons au Reiki dans l’attente d’un résultat positif. Mais en réalité, quand nous pratiquons, nous ne contrôlons rien. Nous devons simplement nous abandonner. Le Reiki, c’est le non-agir, le non penser, la non attente et le non attachement.

Ne penser à rien, signifie : Juste pratiquer Reiki (just do Reiki). Juste poser vos mains (just put your hands).
Faire, penser, s’attendre, s’attacher : à RIEN.
C’est difficile, car l’ego est là. L’idéal est de le mettre de côté. Nous ne pouvons pas nous en débarrasser car l’ego est un peu comme l’ombre, quelque chose qui prouve que nous vivons. Il est donc difficile de s’en débarrasser.
On doit pouvoir le mettre de côté, mais il ne faut pas chercher à l’éliminer. Le seul moyen de s’en débarrasser définitivement est de mourir !
Ne penser à rien est très important quand on va donner un soin Reiki.

 

Question

Q - J’ai beaucoup de mal à ne penser à rien. Je ressens des choses, des sensations et il est difficile de pratiquer sans penser. Il me semblerait plus simple de faire reiji hô car je ne pense à rien en le faisant, alors qu’avec byosen, j’ai tendance à penser.

R - Si vous pensez, c’est que vous ne pratiquez pas correctement. Reiji hô ou byosen sont des techniques où l’on doit s’abandonner complètement. Le Reiki fait le travail pour vous. La technique n’est pas dure en elle-même, mais il faut mettre son ego de côté.

Q - Quelle est l’influence de votre vie de moine sur votre pratique du Reiki ?

R - Le Reiki m’a permis de me connecter à la source de l’énergie et de m’abandonner.

L’expérience en tant que moine a influencé ma pratique du Reiki car le Komyo Reiki est basé sur mon passé de moine.

En moi, le Reiki et le Bouddhisme s’entraident mutuellement, pour ma propre élévation spirituelle.
Komyo signifie s’illuminer / satori, c’est un terme que l’on retrouve très souvent dans le bouddhisme. Déjà, dans ce mot « Komyo Reiki », on ressent l’influence du Bouddhisme, dont on retrouve beaucoup d’idées dans mon enseignement.

 

Q - Quelle fût votre expérience avec Yamaguchi San (1921-2003) ?

R - J’ai eu l’occasion de la rencontrer en 1997, car je recherchais un maître Reiki, mais à l’époque, je ne trouvais personne. Un jour, un ami m’a dit qu’une vieille dame pouvait m’enseigner. Je suis allé la voir et je lui ai demandé de m’apprendre. Elle accepta. A l’époque, elle n’avait rien à faire, elle regardait juste la télé ! Elle était retraitée.

Elle dit : « Ok, je serai très heureuse de vous apprendre ». Il y avait cinq autres personnes qui attendaient également (trois des cinq étudiants n’ont pas persévéré et le quatrième, Miyoshi-san, n’enseigne pas. A un moment, Yamaguchi-sensei arrêta d’enseigner pour permettre à son fils de prendre la relève).

Nous nous sommes réunis tous les lundis et nous nous sommes entraînés :

……. - nous récitions les 5 préceptes
- nous recevions le Reiju (l’initiation) de Yamaguchi San
- nous pratiquions des soins Reiki
- puis nous faisions une pause
- et nous échangions à nouveau des soins entre nous

Cela, tous les lundis, pendant un an. L’enseignement était 100 % oral. Il n’y avait aucun document écrit, seulement des mots. C’était la méthode d’enseignement traditionnelle Japonaise. Pas de manuel !
Elle dit qu’elle se rappelait ce que son maître (Hayashi sensei) lui avait enseigné.
Yamaguchi San avait reçu l’enseignement d’Hayashi en 1938, alors qu’elle avait 17 ans, jusqu’au niveau Okuden (second egré). Son oncle, qui avait le niveau III, lui a enseigné par la suite la méthode du Reiju (le rituel d’initiation).
Le Reiju lui fut donné par son oncle, mais l’énergie vint de son oncle via Hayashi, et via Usui. Je me moque du niveau atteint par Yamaguchi San, car pour moi c’est l’Énergie qui importe le plus.

Un jour, son fils, Tadao Yamaguchi, vint me voir et me dit : « vous n’avez pas le droit maintenant d’enseigner ce que ma mère vous a transmis» ! C’est pour cette raison que j’ai créé mon propre système. Ce n’est donc pas exactement ce que Yamaguchi San m’a enseigné. Mais l’essence s’y trouve.

(Tadao Yamaguchi lui demanda de ne pas enseigner ce que sa mère lui avait transmis, car il souhaitait être la seule personne au monde à être l’héritié de sa lignée. Mais comme le dit Hyakuten Inamoto : « Si Tadao a un problème avec Hyakuten, Hyakuten n’a pas de problème avec Tadao » !)

Yamaguchi San n’avait aucune connaissance de l’histoire du Reiki et d’Usui Sensei. La seule chose qu’elle connaissait, c’était le nom de « Reiki Ryoho ». Avec Hayashi, les élèves ne posaient aucune question. Et même s’ils avaient des questions, ils n’auraient jamais osé les poser…

Q - Quelle était sa personnalité ? Sa manière d’enseigner ?

R - Au début, elle m’a paru très vieille. Elle n’avait aucune raison de vivre. Son unique occupation était de regarder la télé ! Trois mois après avoir enseigné le Reiki, elle était devenue une personne complètement différente, plus jeune, rayonnante. Elle avait trouvé quelque chose à faire pour d’autres personnes. Cela lui a permis de revivre…

Slogan du KOMYO REIKI (Komyo Reiki motto) :

« Avance tranquillement malgré les louanges et les blâmes »

Homerare temo : Même si tu reçois des louanges,

Kenasare Temo : Même si tu reçois des blâmes

Heizen to ayume : Avance tranquillement

Ayume ! : Avance !

 

Ce slogan permet de ne rien attendre (ni de soi, ni des autres).
Anshin ritsumeïdai an shin, c’est, dans le Reiki, la  Paix intérieure.
Le Reiki lui-même transcende les jugements de bon ou de mauvais (ex. : « mon énergie est meilleure que la tienne »).
Si les lignées sont reliées à Usui Senseï, elles sont toutes valables.
Les différentes écoles sont toutes reliées à Usui Senseï parce que le Reiki va au-delà du bien et du mal.
Si on trouve quelqu’un qui dit « ma lignée est plus pure que la tienne », ce n’est pas un bon praticien.
C’est pour cela que les portes sont ouvertes à tous les praticiens de toutes sortes de lignées. On fait partie d’une même famille.
Essayez d’être le plus ouvert possible !

Hyakuten Inamoto


* Nous atteindrons la complétude lorsque nous aurons appris à dépasser tous les rituels et/ou techniques, et à nous détacher de tout ce qui est perçu.

* Nous nous exerçons au Reiki dans l’attente d’un résultat positif. Mais en réalité, quand nous pratiquons, nous ne contrôlons rien. Nous devons simplement nous abandonner. Le Reiki, c’est le non-agir, le non penser, la non attente et le non attachement.

* Ma compréhension est que l’énergie Reiki est transcendantale et/ou toute embrassante. L’énergie Reiki s’élève au-delà de nos valeurs dualistes en trois dimensions, ce qui signifie le monde des pairs d’opposés tel que le bon et le mauvais, le fort ou le faible, la terre ou le ciel, etc. En d’autres termes, l’énergie du Reiki embrasse l’énergie de la terre et l’énergie du ciel, ou quoi que ce soit d’autre. Je pense que lorsque nous essayons de saisir ce qu’est le Reiki, nous avons besoin de transcender le monde des opposés, sinon, nous comprendrons mal ou interpréterons mal ce qu’est le Reiki, et nous nous perdrons nous-mêmes.

Hyakuten Inamoto