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Chûjirô Hayashi (1880-1940)

( Extraits du livre « Reiki le livre source » avec la permission des auteurs Bronwen et Frans Stiene)

Famille et carrière

Chûjirô Hayashi est né le 15 septembre 1880, à Tokyo. Il était un adepte du Zen Sôtô et introduisait des rites Shintoïstes à sa pratique religieuse, comme cela se faisait souvent au Japon. Il n’était pas chrétien. Il se maria et eut deux enfants, comme Mikao Usui. Son fils, Tadayoshi est né en 1903 et sa fille Kiyoe, en 1910. En 1902, pendant la guerre russo-japonaise, Chûjirô Hayashi défendait un port. En 1918, il prit le commandemantde la position de défense stratégique du Port d’Owinato.

 

La Rencontre avec Mikao Usui

En mai 1925, il devint élève à la chaire d’enseignement de Mikao Usui établi à Tôkyô. Officier de Marine à la retraite (bien qu’appartenant encore à la réserve) et chirurgien; il était âgé de 45 ans lorsqu’il rencontra Mikao Usui. Il n’eut que 10 mois pour apprendre la totalité des enseignements puisque Mikao Usui devait succomber à une attaque d’apoplexie. Peu après lui, d’autres officiers de la Marine rejoignirent cette école. Après la mort de Mikao Usui, ils poursuivirent son travail au sein de l’Usui Reiki Ryôhô Gakkai. Chûjirô Hayashi resta fidèle jusqu’en 1931, date à laquelle il décida de fonder sa propre clinique et sa propre école qu’il baptisa l’Hayashi Reiki Kenkyû Kai ou Centre de Recherche Hayashi sur l’Énergie Spirituelle. On dit qu’il quitta l’Usui Reiki Ryôhô Gakkai à cause de différents avec le Président de l’époque, Jûzaburô Ushida.

La Clinique de Chûjirô Hayashi

Unique en son genre à l’époque, sa clinique possédait une salle de soins dans laquelle 8 patients pouvaient être reçus. Ces derniers étaient allongés sur des futons ou des tables basses et recevaient des soins de la part de deux praticiens. Selon Hawayo Takata, l’un commençait par l’abdomen et l’autre par la tête. La femme de Chûjirô Hayashi, Chie, s’occupait de l’accueil et de la réception des patients. Elle poursuivit le travail de son mari à la mort de ce dernier.

Les enseignements de Chûjirô Hayashi

On sait que Chûjirô Hayashi possédait le livret de soins intitulé Ryôhô Shishin. Il semble que ce soit une copie quasiment conforme de son propre manuel intitulé Reiki Ryôhô Hikkei. Aujourd’hui, des chercheurs pensent que Chûjirô Hayashi écrivit le Ryôhô Shishin du Reiki Ryôhô Hikkei, à la demande de Mikao Usui. Étant donné qu’il était médecin et qu’il connaissait l’anatomie et les maladies de l’homme, cette hypothèse n’est pas dénué de bon sens.

Tatsumi, un des élèves de Chûjirô Hayashi, quitta ce dernier en 1931 car il n’appréciait pas les modifications introduites au système par Chûjirô Hayashi. Tatsumi confia qu’il faisait partie d’un groupe de 5 autres élèves et que Jûzaborô Ushida et Kanichi Taketomi se rendaient souvent à son école. Kanichi Taketomi était également officier. En 1918, il était en poste à Port Owinato ou se trouvait justement Chûjirô Hayashi. Les élèves pratiquaient des soins bénévolement sur les clients de la clinique, à concurrence de 8 heures par semaine. Après trois mois, il leur était possible de passer au Niveau II. Neuf mois devaient ensuite s’écouler avant qu’ils puissent préparer le Niveau III et prendre part à la direction de la clinique. Après deux années de pratique, les élèves atteignaient le Niveau shinpiden et étaient en mesure d’enseigner et de pratiquer des harmonisations. Les élèves recevaient des reiju dans une pièce sans lumière, assis en posture seiza. Des waka, poèmes, étaient alors récités avant que le reiju ne soit donné. Les 5 préceptes étaient alors psalmodiés et le reiki mawashi pratiqué. (reiki mawashi : des praticiens forment un cercle, en se tenant les mains, et laissent le Reiki circuler d’abord vers la droite puis vers la gauche)

Shûô Matsui devint l’élève de Chûjirô Hayashi en 1928. Le premier niveau était composé de 5 sessions d’une heure et demie. Il écrivit que c’était fort onéreux et qu’il fut surpris par le fait que, aussi modestes que les personnes de la clinique pouvaient être, elles n’en faisaient pas moins payer leur enseignement et avaient mis au point un système de niveaux. Bien qu’ayant pris la décision de ne pas suivre le Niveau II, il recueillit les témoignages de nombreuses personnes (100 exactement) qu’il avait aidées à payer ces cours. Shûô Matsui précisa qu’il avait d’autres niveaux mais qu’il ne savait précisément combien.

Le vécu d’Hawayo Takata avec Chûjirô Hayashi fut un tout petit plus complexe puisqu’elle était considérée comme une étrangère. Elle reçut tout d’abord des traitements pendant six mois, en 1935, en tant que patiente. En 1936, elle proposa de travailler bénévolement à la clinique et y officia pendant un an, tout en restant chez les Hayashi. Le 21 février 1938, après avoir établi avec l’aide de Chûjirô Hayashi sa propre clinique à Hawaï, elle reçut de ce dernier un certificat de Maîtrise.

Chiyoko Yamaguchi étudia avec Chûjirô Hayashi en 1938. À l’époque, de nombreux membres de sa famille étaient déjà praticiens. elle dit qu’elle apprit à la fois le shoden et l’okuden lors d’une session de cinq jours consécutifs. C’est ce qu’elle enseigne aujourd’hui dans le Jikiden Reiki. Sa formation lui coûta 50 yens, ce qui était extrêmement cher pour l’époque (l’équivalent de milliers d’US dollars aujourd’hui).

 

Cela permet de conclure que Chûjirô Hayashi enseigna le shoden indépendamment de l’okuden en 1927 à Tatsumi, en 1928 à Shûô Matsui et entre 1936 et 1938 à Hawayo Takata. En revanche, en 1938, Chiyoko Yamaguchi apprit le shoden et l’okuden regroupés sur cinq jours. Malheureusement, Chiyoko Yamaguchi n’a plus en sa possession ses certificats et ses notes. Elle les perdit lorsqu’elle et son mari quittèrent la Mandchourie, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 C’est seulement depuis peu qu’elle enseigne avec son fils, Tadao, dans une branche qu’ils décidèrent d’appeler le Jikiden Reiki. Il s’avère qu’elle n’a jamais suivi de formation officielle pour enseigner. Elle appris l’harmonisation d’un proche qui accueillait chez lui Chûjirô Hayashi pour des cours. Les mantras et les symboles auxquels Chiyoko Yamaguchi a recours sont légèrement diférents de ceux enseignés par Tatsumi et par l’Usui Reiki Ryôhô Gakkai. Curieusement, le Symbole 4 ne lui fut par révélé. Peut-être est-ce parce qu’elle n’étudia pas officiellement pour devenir enseignante. À moins que ce fut parce qu’à l’époque on n’utilisait pas de Symbole 4 lors des harmonisations.

Ainsi, ce que les pratriciens traditionnels japonais considèrent comme le système Reiki occidental corespond plus aux enseignements de Chûjirô Hayashi qu’à ceux de Mikao Usui.

Quelle que soit la branche que l’on considère en Occident, les harmonisations fonctionnent aujourd’hui à partir de mantras et de symboles. Ce n’est pas le cs pour l’Usui Reiki Ryôhô Gakkai ou pour les autres écoles japonaises traditionnelles. Les harmonisations y sont d’ailleurs appelées des reiju et s’y pratiquent sans symbole et sans mantra. Il existe donc une différence de taille entre les enseignements de Chûjirô Hayashi et ceux de Mikao Usui. Dans le système de Chûjirô Hayashi, les mantras et les symboles n’étaient enseignés uniquement qu’à ceux qui éprouvaient des difficultés à ressentir l’énergie. Il se peut quil ait pensé que l’ajout de symboles au rituel aiderait les élèves qui n’avaient pas suffisamment d’expériences avec le travail de l’énergie.

Bien que Chûjirô Hayashi ait modifié les enseignements de Mikao Usui, il conserva toujours une attitude respectueuse envers son Maître. Ainsi, quitter l’Usui Reiki Ryôhô Gakkai ne lui fit pas enlever de sa clinique le rouleau portant les gokai. Chiyoko Yamaguchi affichait aussi une copie de ces préceptes dans sa salle de soins. Elle en offrait également une copie à ses élèves enseignants.

Le Leg de Chûjirô Hayashi

Chûjirô Hayashi écrivit en 1938 qu’il avait formé 13 Maîtres Reiki.

Le 10 mai 1940, Hawayo Takata fit savoir qu’il était mort d’une attaque d’apoplexie qu’il avait lui-même provoquée. Il est décédé dans sa maison de campagne, à Atami, entouré de sa famille, de ses collègues et de ses amis. Chiyoko Yamaguchi, une des élèves de Chûjirô Hayashi, rapporte avec emphase que Chie Hayashi lui a confié qu’il s’était suicidé « en se sectionnant une artère. » D’autres affirment, qu’en tant que militaire, il aurait plus probablement choisi le seppuku (l’ouverture du hara c’est-à-dire de l’abdomen), la méthode des hommes d’honneur. Chûjirô Hayashi avisa sa femme et Hawayo Takata que la raison de son suicide était qu’il ne souhaitait pas être rappelé sous les drapeaux pour prendre part au conflit de la Seconde Guerre mondiale.

Chie Hayashi poursuivit le travail de son mari à la clinique et en devint le second Président. Hawayo Takata raconte qu’elle fut désignée comme le successeur de Chûjirô Hayashi. Réalisant qu’elle ne pouvait pas rester au Japon, elle demanda alors à Chie Hayashi de prendre la direction de la clinique à sa place. Après la Seconde Guerre mondiale, Hawayo Takata, considérant qu’elle ne souhaitat pas vivre au Japon, légua la clinique à Chie Hayashi.

http://www.reiki.net.au/

P.S. Les photographies ne sont pas comprises dans le livre « Reiki le livre source ».